Conte d'enfance pour adulte
Hier, il y avait Le Seigneur des anneaux à la télé. Après Harry Potter et Voldemort, Sauron et les Hobbits ! C’est quand même incroyable ces blockbusters. Il y en a eu une grosse quantité ces vingt dernières années. Ces films-là, je les connais, je les ai vus, le problème c’est que j’aime encore les revoir. L’histoire, je la connais, les rebondissements ne me font plus réagir et pourtant, comme un enfant qui veut encore le même conte, j’apprécie de les revoir. C’est une aventure que je refais avec les héros. Toujours la même aventure, c’est ça le secret. Toujours la même, la répéter pour le plaisir de la répéter, de la refaire. C’est ça aussi qui est distrayant : refaire le chemin, boucler une nouvelle fois. Est-ce un mouvement contre la nouveauté ? La fin ne peut-elle s’inscrire définitivement ? Refaire la boucle pour le plaisir de répéter, de vaincre encore une fois le méchant et de vivre avec le héros tous les pièges qu’il doit résoudre. La distraction de la répétition ! Non seulement, ces films doivent avoir un scénario qui accroche, mais il doit aussi accrocher au re-visionnage ! Il doit inclure l’envie de la répétition. Pour hier soir, le scénario était de JRR Tolkien, ça laisse de la marge, les scénaristes avaient une bonne base pour commencer !
Je me rappelle qu’à l’époque, j’avais ressorti mes exemplaires papier et les avait relus, encore avec plaisir ! C’était à l’adolescence que je les avais lus pour la première fois, l’époque de Dungeon and Dragons ! Les livres aussi, je les relisais. Quand Harry Potter a été publié, comme beaucoup, j’ai lu ces aventures. Quand les films sont sortis, je suis allé les voir. Les histoires de héros victorieux sont agréables à revoir, on ne peut s’en lasser ?
Tags: héros, conte, répétition, aventure
Un conte d'aujourd'hui
Hier soir, il y avait Harry Potter à la télé, le quatrième épisode.
Depuis qu'ils repassent à la télé, ces dernières semaines, je les ai tous regardé. Je les connais tous un peu par coeur, mais pas tant que ça. C'est le seul programme télé que j'ai regardé en direct, à part les infos. J'étais content de retrouver cet univers, ces personnages, leurs enquêtes, leurs drames, leurs vies familiales. La méchanceté qui rode dans ce monde et prend de l'ampleur. Une méchanceté qui a été vaincue, mais partiellement. Elle revient, rancunière de sa défaite et encore plus décidée à vaincre et terrasser ses ennemis. Elle est incarnée par le Mage Noir et tous ses subsides, des plus loyaux aux plus sournois.
Au début, c'est une histoire gentillette pour les petits enfants. Les épisodes avançant, l'histoire est de moins en gentille et vire au conte cruel. Encore plus pour les enfants ! Et pour leurs parents qui voudraient oublier cette réalité humaine ! Rien ne nous est épargné des vices et vertus morales de tous, de la cruauté, l'envie, la jalousie et du courage. Heureusement que Harry a tout ce courage en lui, celui que nous n'avons que rarement l'occasion d'expérimenter dans nos vies, de vérifier si nous l'aurons quand il faudra. Il y a aussi les traîtres, les espions doubles. Hier, j'ai été très intéressé par un escène fugace : un père tué par son fils. La scène n'est pas montrée, mais le père est tué et n'a pu l'être que par le fils. C'est laissé libre au spectateur de le comprendre, comme dans les bonnes histoires.
Harry Potter, c'est un conte d'aujourd'hui et ça se relit et re-regarde pour son intemporalité, son universalité qui parle à tous, dans un format écrit ou mis en scène, qui est parfait. Évidemment, mardi soir prochain, j'y serai de nouveau.
Tags: Harry_Potter, conte, méchanceté, courage, cruauté
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