Percussions entraînantes
Hier, je n'étais pas bien, c'était l'ouverture des portes, la fin du confinement, la fin des déplacements dérogatoires. J'ai déjà dit à quel point ça m'angoissait ! Et mon Fils21 voulait rentrer dans sa colocation, où il a un jardin à disposition ! Et ses amis et son boulot pas très loin et son univers qu'il a créé. C'est moi l'ai ramené, en voiture. Comme je n'avais pas conduit depuis 2 mois, je n'étais pas très rassuré, je n'avais plus mes automatismes. C'est rapidement revenu, bien sûr ! Il y avait pas mal de gens sur la route ! Et certains qui ont pris l'habitude de rouler à leur aise, et qui ne supportaient pas de ne plus être seuls et qui zigzaguaient !
Au retour, cette nouvelle séparation était faite, la période de nouveau ensemble finissait. Pour le voyage de retour, j'ai mis Keith Jarret, l'album Breme-Lausanne. C'est son album que je préfère, la première partie est faite en piano-percussion, elle donne de l'entrain, la pêche et me fait m'immerger dans son rythme, ça me prend et j'oublie tout ! Chaque fois, je rentre dans le monde sonore de Keith Jarret et je suis pris par la musique et je repars, je me remets en mouvement ! Je n'ai pas poursuivi la voie rapide jusqu'au bout, je me suis un peu promené, fenêtres ouvertes, musique à fond. Et c'était génial. Rentré, ça allait mieux ! Pas heureux, mais pas loin ! Ça m'a fait le même effet qu'à Nanni Moretti dans Caro diario, quand il va vers le lieu de l'assassinat de Pier-Paolo Pasolini.
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Caro Diario
Hier, j'ai, de nouveau, regardé Journal Intime, de Nanni Moretti. Un film avec 3 chapitres. Je l'ai encore regardé car je n'avais pas été très attentif, pas assez concentré quand je l'avais regardé il y a quelques jours. Pourquoi ce film ? Qui raconte quoi. Le premier chapitre est une balade en vespa et Nanni danse sur sa Vespa. Le chapitre se termine sur un arrêt des dialogues : il n'y a plus que la musique et le mouvement de la vespa dans le cadre. Le cadre aussi danse, avec la vespa qui danse sur la route. La musique, c'est Keith Jarret. Ça commence doucement, puis le rythme du piano emporte tout. Cette dernière séquence du premier chapitre commence avec une phrase de Nanni, narrateur de et dans son film. Je ne suis jamais allé sur les lieux du meurtre de Pier-Paolo Pasolini. Alors, il nous y emmène, dans le silence des paroles et l'emportement du piano de Jarret. Et ça se finit sur une statue, seule, énigmatique, qui marque un lieu dans un nomansland. La musique ne s'interromp pas, elle se poursuit avec le cartouche du prochain chapitre, les îles, puis le second chapitre débute et la musique cède la place à la parole de Nanni narrateur. Entre deux paroles, la danse, qui est le thème du premier chapitre et le retour de l'oubli de Pasolini.
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