L'étudiant étranger
Régulièrement, je suis pris de relire, de revoir un livre, un film. Quelque chose m'y a fait penser et plutôt que de retrouver cette pensée et de l'examiner, je la laisse passer, ou au mieux, je prends le livre ou lance le visionnage de l'oeuvre à laquelle j'avais pensé. Il y a eu une période où ça me prenait pendant certaines réunions. Tout d'un coup, mon esprit partait ailleurs et je revivais la scène, sans savoir ce qui m'y avait fait penser. Puis, j'étais pris d'une envie de raconter cette scène. Bien sûr, le sérieux de la situation m'amenait à me censurer et en général, ça m'échappait quand même, j'y faisais une allusion, ma parole contenait cette histoire. En général, ça me prenait au bout d'un certain temps de réunion, quand ma concentration m'échappait. Faire une pause était la meilleure chose !
Hier, c'était L'étudiant étranger, de Philippe Labro, prix interallié 1986. Je l'ai commencé peu après et le début ne ressemble plus du tout à mon souvenir. Je voulais retrouver les scènes où il est heureux de son séjour là-bas, loin de chez lui, de ses parents, parmi ceux qu'il rêvait de découvrir. Mais selon le résumé de Wikipedia, ça n'arrivera qu'après la moitié de l'histoire, quand il reste l'été et travaille pour gagner de l'argent. Irais-je aussi loin dans la lecture ? Peut-être suivrais-je le conseil de Pennac et irait directement au passage qui m'intéresse !